Les recueils de Présence intérieure

RÉSONANCESUn vent de rêves…Lire l’édition PDF

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Un chemin contemplatif traverse un jardin lumineux vers les montagnes
FRAGMENT IChemin intérieur
I

Révélation

Alors que je courais je ne sais quoi,Un homme m’a arrêté pour me dire cela :« Que cherches-tu ici dans cette course effrénée ?Est-ce l’amour des autres que tu voudrais ? »

Je restais là, assis devant cette question limpide.Je cherchais quelque chose pour combler un vide.Ma quête est impossible quand je regarde au-dehors.Et si, malgré moi, j’avais simplement tort ?

Tort de m’aventurer vers des chemins tortueux,Où l’esprit se perd à vouloir être heureux.Je respire un grand coup et comprends sans effortQue le jardin en nous peut nous rendre plus forts.

Je cultive mes pensées comme des fleurs à venir.La graine de mes idées germera dans mon avenir.Je ne cours plus à travers les montagnes et les plaines.Je découvre les secrets sous un voile de laine.

La vie est bien ici, dans notre dur émoi.Ce que je cherchais était en moi.

Thierry

Un paysage intérieur cosmique traversé de courants de lumière violette et turquoise
FRAGMENT IIMystères intérieurs
II

Si au bord de la vie mes yeux se posent

Si au bord de la vie mes yeux se posent,Je chercherai d’abord les mystères intérieurs,Ceux que je peux comprendre et qui osentCapter une brève idée, une ébauche de lueur.

Les petits secrets que nous seuls possédonsOuvrent parfois les portes de notre garnison.J’en retire parfois quelques formes imparfaites,Une clef de plus, je me gratte la tête.

Et je scrute mon âme dans un mouvement conscient.Mes pensées, que je note pour ne plus qu’elles s’envolent,Glissent près de mon cœur pour faire surgir le vent,Les idées tourbillonnent vers une histoire folle.

Une fois la tempête passée, je respire.Mon âme ne s’est pas envolée, c’est pire :Elle est restée ici et je parle maintenantD’un état d’esprit qui n’est déjà plus présent.

Mais je suis satisfait d’avoir essayéDe comprendre le sens du mot « quêter ».J’aime la recherche d’un parfait absolu,Même si je sais très bien qu’il n’existe déjà plus.

Thierry

Un rideau soulevé devant une fenêtre ouverte sur la nuit, près d’une petite lampe
FRAGMENT IIIClair-obscur
III

À l’abri des regards

À l’abri des regards, je gratte une allumette.J’aime le bruit du soufre qui craque dans ma tête.C’est le chant d’une sirène sur ses terres sacrées,Un message effacé sur une ardoise volée.

Le silence fragile tolère bien du désordre,Alors je brise les chaînes de l’espoir qui me porte.Je me risque au hasard, j’interpelle mes tabous.Un petit bout de marbre, une larme sur ma joue.

Je claque dans mes mains pour surprendre l’ennemiQui souvent me rappelle que je suis son ami.Tout est ici éphémère et précieux,Cet ambre qui disparaît et ce regard heureux.

Thierry

Un lac et une île dans la brume sous une pluie légère, près d’un vieux puits et d’une silhouette à la robe portée par le vent
FRAGMENT IVLac dans la brume
IV

J’ai dû rêver hier

J’ai dû rêver hier d’une belle journée.Une fine pluie d’été, un puits asséché,Et le chemin m’entraîne vers un lac tranquille.Il y avait même, au milieu, une petite île.

Je caresse l’herbe grasse et prends une brindille.Je la porte à ma bouche et surprends une fille.Elle est belle, sa robe dans le vent lourd.Je ralentis doucement, à pas de velours.

Il est des temps précieux que l’on ne doit gâcher.C’est ce petit oiseau qui attend sa becquée.Il ne tarde pas à prendre son envol.L’instant est si bref, comme un petit bémol.

Les yeux grands ouverts sur l’espace en mouvement,Je fais le vide en moi pour capter ce moment.Le tableau est si beau, la toile bien tissée.Les couleurs sont parfaites, et la nuit est tombée.

Thierry

Un enfant assis dans l’ombre d’un grand tilleul, face à un paysage où le rêve et la réalité se confondent
FRAGMENT VSous le tilleul
V

À l’abri sous le tilleul

À l’abri sous le tilleul, je m’évade.L’ombre me berce et me pâme.C’est la douce mélancolie de l’âme,Un désir nu, une herbe pâle.

Les brindilles caressent mes sentiments,Le bruit du silence, cet aspect reposant,Traverse mon esprit pour me jouer des tours.Le rêve rejoint la vie pour un plus bel amour.

J’entends une voix au loin, un écho.Je sursaute gaiement à l’appel de ces mots.Il est temps, je me lève, je dois renoncerAu mélange subtil d’ivresse et de thé.

Thierry

Une nuit bleutée très lumineuse où la lune et les étoiles se reflètent sur un lac brumeux, près d’une silhouette presque cachée
FRAGMENT VIReflet dans la brume
VI

Lune et Miroirs

La lune a une envie de vie virevoltante,Elle défie le soleil de son ombre planante.

La pensée est elle-même son propre reflet,Comme un lac clément et une vague d’idées.

Par-delà les mots, mon âme se rappelleAu souvenir du faux et d’une triste hirondelle.

Son été est souvent capricieux,Un vol timide sous le regard de Dieu.

J’ai le souvenir d’une femme sans visage,Qui regarde le ciel et tout son apanage.

L’espace amer est sans doute en fusion,C’est l’idée du retour à toutes les saisons.

Par-delà l’univers, espace infini,Le mouvement est limpide, et la vieGlisse sur le monde, presque un cri,Où la raison croit confondre la folie.

Thierry

Depuis la fenêtre d’un train, un chat et une tasse de café contemplent un paysage africain baigné de brume et de lumière
FRAGMENT VIIRails dans la brume
VII

Clarté brumeuse

La clarté d’un moment sans pareil,je découvre les secrets d’un monde parallèle,un espace où l’espoir se taitet fait naître des rêves embrumés.

La lune a frappé le sceau de la fortune,un appel au loin dans la brume,un rappel doux-amer de la mer,et des yeux qui se regardent au travers.

Le félin, de sa grâce, câline la nuit,étire son pelage, et le temps ralentit.Un café qui sent la douceur et le mielravive mon esprit et crée l’étincelle.

L’Afrique n’est pas loin, les sourires non plus,un rythme qui frissonne, des souvenirs diffus,un paysage qui défile sur des rails de joie,et c’est le désert qui s’éloigne, rappel d’autrefois.

Mon regard se pose sur le mouvement sans son,l’âme vagabonde, quelques images s’y glissent.C’est ma dune lointaine qui s’immiscedans la douceur d’un soir, d’un grand bond.

Le sable que j’ai emporté n’est plus chaud ni brûlant,il apaise mon âme de son souffle ardent.Le grain ne griffe plus mes entrailles rebelles,il reste la présence qui se veut éternelle.

Thierry

Une silhouette contemple un immense orage et ses éclairs au-dessus d’un lac entouré de montagnes
FRAGMENT VIIIDu tumulte au calme
VIII

Un orage qui éclate dans le ciel noir et gris

Un orage qui éclate dans le ciel noir et gris,Un éclair étrange déchire mon petit paradis.

Le bruit fracasse mes idées embrouillées,Pour secouer haut et fort des rêves embrumés.

La nature nous rattrape et surprend sans prévenir.Je jette un coup d’œil, mais ne vois pas l’avenir.

J’aimerais un instant capter ce mouvement,Et entre les lignes y graver ce moment.

Bien que surpris, mon esprit se souvient,Mais un liseré s’immisce bel et bien.

Le ciel est une piste, on dirait une danse,Et les flashs résonnent par leurs violentes transes.

La nuit est calme, je crois que j’ai rêvé.L’orage n’est pas là et le vent est tombé.

Thierry

Un carnet ouvert et un stylo posés sur la roche, sous des branches, face à une étendue d’eau et des montagnes au coucher du soleil
FRAGMENT IXL’écriture est un jardin…
IX

En vie

L’écriture est un jardin que je bêche sans cesse.Les mots sont des fruits frais que je presse.Je les trie, les compose pour leur donner un sens,Mon envie d’emmener ma vie parfois à contresens.

Si je me bouscule un peu et prends du recul,Je pressens une protection qui m’enferme dans sa bulle.C’est le souhait lointain de rester un enfant,Une illusion de plus se découvrant maintenant.

J’aime les choses simples et vraies, je suis naïf.Je grimpe de branche en branche jusqu’au sommet d’un if.Là-haut, je sens l’air pur, la douceur et la mer.Un petit rêve de plus, je redescends sur terre.

Rien n’est facile ici-bas, dans ce présentQui entoure ce tout d’un éternel néant.Alors je décompose mes vers et, petit à petit,J’apprends, comprends le sens du mot « envie ».

Je suis en vie, et c’est là l’essence mêmeQui parcourt enfin mon être qui aime.

Thierry

Un rayon de soleil à l’horizon éclaire des particules dorées et une eau vive entre les rochers, face à un lac et aux montagnes
FRAGMENT XJe surprends un rayon…
X

Le regard d’enfant

Je surprends un rayon qui fuit l’horizon.Des paillettes s’en détachent pour me donner le ton.L’illusion est trop belle, je me mets à y croire,Puis, l’instant d’après, pleurer dans le noir.

Le courant m’entraîne, l’eau est vive et glacée.La fraîcheur surprenante ravive mon esprit.Elle me donne un instant, un petit sursis,Pour abattre les tabous et les petits secrets.

Mon jardin secret est bien trop capricieux.Il se développe sans guide sous le regard des cieux.Encore un désir fou, j’appelle à un meilleur destin,Sans regarder, ici et maintenant, ce que j’ai dans les mains.

La vie est surprenante dans ce regard d’enfant.Tout est une découverte, un espace géant.Un regard émerveillé, un plaisir bien présent,Est un cadeau généreux qui provient du dedans.

Thierry

Glisser pour feuilleter

Souvenir d’un vent

Poèmes — 2017

II — LE RECUEILSouvenir d’un vent

01 / 10

Un bureau d’écriture éclairé par une petite lampe, parmi des feuilles et des livres ; une fumée légère esquisse une vision indéfinie dans la nuit.
FRAGMENT I
I

Le son silencieux

Je m’acharne parfois sur quelques mots farouches,Pour parvenir enfin au but qui me touche.

Le sens est bien caché, la virgule flottante,La question demeure parfois dans son antre.

Je me fais une joie d’ordonner un dessein,Pour entrevoir un peu d’or dans mes mains.

La raison me rappelle que tout n’est qu’illusion,Or, j’use de ce voile jusqu’à la déraison.

Je transforme ma douleur en couleurs,Pour y voir plus clair, une petite lueur.

La fumée qui m’accompagne jusqu’au bout de la nuitM’emmène vers moi-même, sans un bruit.

Thierry

Un bureau d’écriture et un chat devant une fenêtre ouverte sur une ville brumeuse, un horizon doré et un ciel étoilé où volent un oiseau et veille la lune.
FRAGMENT II
II

Lumière

Je scrute le plafond, la lumière m’éblouit,Sous le pas fuyant d’une ombre dans la nuit.

L’ombre se disperse et balaye ma feuille,Encore une petite fleur que je cueille.

Des mots résonnent encore dans ma tête,C’est le trajet heureux de cette alouette,

Frais et pur comme de l’eau glacée.Je respire, j’évacue cette douce pensée.

Une spirale de bien-être m’emporte loin de moi,Et je vole au-dessus d’un monde qui n’existe pas.

Les étoiles qui m’appellent me montrent le chemin,Je navigue vers les cieux sans penser à demain.

Oui, nous sommes vivants sous ce triste ciment,Et j’emporte avec moi les êtres en tourment.

La vie est ainsi faite, je me hâte de grandir,Pour pouvoir terrasser le mal et partir.

Thierry

Une forêt onirique sous un ciel bleu étoilé, traversée de rayons dorés, avec un sentier bordé de mousse et de pissenlits lumineux.
FRAGMENT III
III

Le rayon

Je surprends un rayon qui fuit l’horizon.Des paillettes s’en détachent pour me donner le ton.

L’illusion est trop belle, je me mets à y croire,Pour l’instant d’après, pleurer dans le noir.

Le courant m’entraîne, l’eau est vive et glacée.La fraîcheur surprenante ravive mon esprit.

Elle me donne un instant, un petit sursis,Pour abattre les tabous et les petits secrets.

Mon jardin secret est bien trop capricieux.Il se développe sans guide sous le regard des cieux.

Encore un désir fou, j’appelle à un meilleur destin,Sans regarder, ici et maintenant, ce que j’ai dans les mains.

La vie est surprenante dans ce regard d’enfant.Tout est une découverte, un espace géant.

Un regard émerveillé, un plaisir bien présent,Est un cadeau généreux qui provient du dedans.

Thierry

Un carnet posé sur un rebord de pierre mouillé, parmi des fleurs et des pétales, devant une ville et un fleuve baignés de lumière dorée après la pluie.
FRAGMENT IV
IV

Timide beauté

La timide beauté que nous cachons en nous,Une pierre précieuse, un idéal un peu fou,N’est pas très compatible avec le monde formaté,L’esprit se meurt face au matérialisme surfait.

Les idées qui germent dans mon esprit,À l’inverse des pierres dans un torrent,Prennent leur essor dans ma vie,Surprenante et rapide comme le vent.

Une étincelle crée une explosion de couleurs,Alors je prends mon cœur et vous jette des fleurs.Tant pis si ce jardin n’est pas un paradis,Je vous accueille simplement sous la pluie.

Oui, la vie est dure sous ce triste ciment,Et j’évite de penser à mes tristes tourments.Je partage parfois quelques vers qui sonnent bien,Pour, d’une main discrète, façonner un chemin.

Thierry

Une personne assise sous un grand arbre contemple un lac brumeux au soleil levant, un voilier et des montagnes sous un visage esquissé dans les nuages.
FRAGMENT V
V

Silence

Le calme est revenu, un aspect reposant.La tempête est lointaine et je claque des dents.Le bruit de mon silence est souvent très troublant.Je marche à tâtons sur des sables mouvants.

Mes idées qui reposent sous quelques vers pâlesDiffusent le parfum de mon humeur maussade.L’air se disperse mais reste l’essentiel,L’essence de la passion qui me donne des ailes.

Je cours ainsi sur des chemins sinueux,Me cachant ça et là entre un arbre et Dieu.Mon histoire est sincère et raconte sans effortQue ma pensée vogue pour rejoindre le port.

Alors, assis dans l’herbe, je contemple le temps.Les nuages glissent sur ma vie en suspens.La vie est éphémère et la nature précieuse,Ce n’est qu’une prière et une idée pieuse.

Thierry

Un petit îlot de sable blanc entouré d’un lagon turquoise, avec un palmier central sous un ciel bleu et des nuages dorés, dans une illustration onirique.
FRAGMENT VI
VI

Le lagon

Le lagon qui excite mes pensées,Attire les regards avec facilité.Il est à la fois translucide et paisible,Un havre de paix enfin accessible.

L’ivresse de la perfection est palpable,Et l’eau chaude caresse le sable.Le turquoise se marie au bleu-ciel,Mélange émouvant pour une lune de miel.

Une goutte de sueur, je glisse lentement,Vers des fonds à l’aspect saisissant.Assis, souvent j’imagine ce mouvement,Où mon corps est en phase naturellement.

Thierry

Un chemin de campagne après la pluie, des flaques dorées au soleil couchant, des herbes et une brume légère ; un saxophone discret repose près d’une barrière en bois.
FRAGMENT VII
VII

Une note de jazz

Sur le chemin boueux, les bottes dans la vase,Je respire la campagne, une note de jazz.Le swing est si beau sur tes pas rigolos,Une envie de plongée, c’en est trop.

Trop de musiques me rendent sourd,Tu illumines mon cœur d’un son trop parfait.Je prie pour un éternel retour,Une bise sur ta joue, un soir d’été.

Je suis jaloux du vent qui caresse tes cheveux,Et d’une goutte de pluie qui roule sous tes yeux.J’en veux au soleil de réchauffer ta peau,Un jour, tu connaîtras la vérité de mes mots.

Thierry

Une île paradisiaque aux couleurs éclatantes, entourée d’une mer turquoise, disparaît progressivement dans une brume lumineuse et dorée, comme un souvenir qui s’éloigne.
FRAGMENT VIII
VIII

L’île oubliée

Un amour de plaisir mélangé à l’amer,Vers l’étrange désir de plaire,Font des mots et du verbe un mélange imparfait,De sons qui se répondent entre tristesse et gaieté.

Le fond reste insipide sans une forme sucrée.Le goût et les couleurs doivent se mélanger.Il reste une odeur de miel, une couleur dorée,Une solution subtile d’ivresse ordonnée.

Les sens nous transcendent et emmènent plus loin ;Le clapotis des vagues et l’odeur du foin,Nous rapprochent de nous-mêmes et mènent,Nos liens vers une nature plus humaine.

L’oubli de notre nature sous ce triste ciment,Nous oblige parfois à vivre dans le vent.Je suis triste, elle me manque et j’ai oublié,L’île de mes rêves et sa mer azurée.

Thierry

Deux personnes vues de dos contemplent une mer calme sous une lune lumineuse ; un petit bateau se devine au loin dans une brume froide aux reflets argentés.
FRAGMENT IX
IX

Un soir d’été

Sous un froid bien glacial, je me pose près de toi.Une faible lueur t’amène jusqu’à moi.Nous pouvons regarder l’horizon sereinement,Un appel au loin, c’est celui d’un enfant.

La lune est volubile et ne cesse de rire,Au-dessus de ces vagues effleurant le silence.Nos regards jouent avec ce bateau en transe,Et amènent nos cœurs vers une douce danse.

J’oublie les cris et les couleurs primaires,Tout est une illusion, histoire de te plaire.Je suis ravi, cette lumière est parfaite,Pour entrevoir un ange au-dessus de ma tête.

Ici, je ne peux rester sans elle à mes côtés.Promis, je reviendrai, un soir, un été.

Thierry

Une crique secrète sous de hautes falaises, où l’ombre fraîche rencontre la lumière chaude de l’été sur une eau claire et turquoise.
FRAGMENT X
X

Mémoire de ruisseau

Le soleil qui éclate nos sens appauvris,Réveille en nous la chaleur désunie.Ce petit rayon qui caresse notre peau terne,A le doux parfum du foin et de la ferme.

L’été est l’occasion de toutes les sorties,Et la musique m’entraîne vers de petits paradis.Une crique sous les falaises, je plonge aussitôt,Dans cette eau pure et claire, mémoire de ruisseau.

La balade est sereine, les problèmes lointains.Le bonheur est palpable, je me sens libre et bien.Alors, pour rapprocher cette joie, ce décor,Je prie pour que ce moment dure encore, encore.

Thierry

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