L’effort qui finit par se retourner contre nous
Devant une difficulté, notre premier réflexe est souvent d’ajouter quelque chose : davantage d’effort, de contrôle, de vitesse ou d’explications. Cette réponse peut être utile. Elle nous aide à apprendre, à réparer et à tenir lorsque la situation exige de la persévérance.
Mais il arrive aussi que l’effort perde son lien avec ce qui est réellement demandé. Nous ne répondons plus à la situation : nous répondons à notre peur de ne pas la maîtriser. Le geste se raidit, l’attention se rétrécit et la volonté d’arranger les choses devient une nouvelle source de tension.
Alan Watts s’est souvent intéressé à ce point de bascule. Il ne propose pas de supprimer la volonté, mais de remarquer les moments où elle cherche à produire directement ce qui ne peut apparaître que dans certaines conditions : le calme, la spontanéité, la confiance ou le sommeil.
